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Peu documenté en Belgique, le déclin silencieux des insectes s’accompagne de la disparition des entomologistes, leurs plus fidèles gardiens. Pour compenser les moyens dérisoires consacrés au suivi des espèces, les amateurs jouent désormais un rôle éclairé. Dans ce micro-cosmos, libellules, papillons et pollinisateurs occupent le devant de la scène.
Dans son dernier opus, l’historien met en garde contre le « racisme environnemental » destructeur en convoquant les ruines du colonialisme historique. Rencontre avec un intellectuel alerte et sensible aux cris de la Terre.
Largement exposé au dérèglement climatique, le Mozambique s’attelle à perfectionner l’entièreté de son système d’alerte précoce pour réduire l’impact d’intenses et fréquentes catastrophes. Imagine s’est rendu sur place pour identifier et comprendre ses lacunes, que le gouvernement fédéral belge entend partiellement combler, via la coopération au développement. Une démarche encore rare, à l’heure où un mécanisme international de compensation pour les pays doit encore être discuté à la COP28, qui se déroule fin 2023 à Dubaï. Reportage.
En contrepartie du temps donné dans des fermes biologiques, les adeptes du Wwoofing sont logés, blanchis et nourris. Cet échange permet aussi aux paysans de partager leur quotidien et leur savoir-faire. Philosophie de vie et acte militant pour certains, initiation à l’agriculture paysanne et slow tourism pour d’autres, cette forme de volontariat offre une réflexion sur les habitudes alimentaires et le rapport au travail.
L’odeur d’un vieux livre, le son des cloches ou d’un orgue d’église, le dialecte d’une communauté, le parfum d’une ville sans pollution… Tous ces éléments du patrimoine dit « sensoriel » sont aujourd’hui menacés de disparition. De l’Unesco au Parlement français, ses défenseurs se mobilisent.
Aux abords du zoning industriel de Feluy (Hainaut), une quantité incalculable de granulés de plastique contaminent la faune et la flore de la région depuis plus de quinze ans. TotalEnergies et trois logisticiens pétrochimiques sont sur la sellette. Enquête autour d’un préjudice environnemental majeur désormais aux mains de la justice et d’un… conciliateur.
L’engouement autour des plantes sauvages et comestibles est de plus en plus marqué. Avec quel impact sur le vivant ? Ci et là, les dérives existent… Et la récupération commerciale n’est jamais loin. Aujourd’hui, l’ail des ours en fait les frais.
Chaque année, à l’automne, la saison de migration des oiseaux est synonyme de braconnage. La tenderie, une technique de chasse consistant à piéger des oiseaux, est pourtant interdite depuis 1993. Les moyens de l’Unité anti-braconnage wallonne pour lutter contre cette prédation semblent trop faibles. Ce qui n’est pas sans poser question, à l’heure où les populations d’oiseaux s’effondrent. C’est le premier épisode d’une série portant sur la délinquance environnementale, signée Sarah Freres.
La Belgique est aux avant-postes dans la course à l’exploitation minière en eaux profondes. Une société privée implantée en Flandre, Global Sea Mineral Resources (GSR), filiale du groupe DEME, développe un robot destiné à récolter les nodules polymétalliques, avec le « parrainage » de l’Etat belge. La Belgique qui, dans le même temps, se positionne comme « Blue Leader », en défendant la protection de 30 % de l’océan d’ici 2030 et l’établissement d’un nouveau traité ambitieux pour la protection de la biodiversité. Imagine a mené l’enquête pour savoir comment notre pays navigue désormais entre intérêts industriels et économiques, recherche scientifique et défense des fonds marins.
Philosophe et sociologue, Gilles Lipovetsky explore depuis quarante ans les ressorts et les travers de la postmodernité. Dans son dernier opus autour de la civilisation du « trop » et du « kitsch », il nous invite à comprendre cette mutation historique en la confrontant, en partie, aux urgences environnementales. Rencontre avec un penseur de la culture de masse et planétaire.
France, Grande-Bretagne, Pays-Bas… Dans un contexte d’actions de désobéissance civile qui se multiplient, les pouvoirs publics et les forces policières développent un arsenal sécuritaire. Les éco-activistes belges sont-ils, eux aussi, touchés par cette vague de répression ?
Comment les enfants des vallées de la Vesdre et de l’Ourthe ont-ils traversé les inondations de juillet 2021 ? Qu’en disent-ils ? Leur vécu interroge-t-il nos façons de faire, d’être et de vivre ? A l’heure de la reconstruction de ces lieux, Les Ateliers de la Colline, une compagnie pionnières du théâtre pour l’enfance et la jeunesse, entame un vaste projet créatif avec un jeune public défavorisé. Pour donner la parole aux enfants, qui ne l’ont que très peu, et explorer l’avenir par le biais du théâtre.
Au-delà de l’extraction dans nos sols et nos roches, les fameux « 3R » – réduire, réparer, recycler – sont des moyens non-négligeables et essentiels pour diminuer notre dépendance à l’activité minière aujourd’hui si impactante sur les plans sociaux et environnementaux.
Face au manque d’ambition climatique et au greenwashing, les cours et tribunaux condamnent sans relâche, depuis cinq ans, les Etats et pour la première fois la multinationale Shell. Attendus ou redoutés, des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme pourraient renforcer, dès 2023, l’arsenal juridique international et les moyens d’action de la société civile.
Une nouvelle frontière dans l’extraction sera-t-elle bientôt franchie ? Les grands fonds marins contiennent des minerais, mais faut-il les prélever ? A quel prix ? Avec quels impacts sur les écosystèmes ? Au service de quelle activité industrielle en devenir ? Imagine s’est immergé dans ce secteur encore peu connu qui soulève pourtant nombre de questions au niveau scientifique, juridique et économique. Plongée de Clarion-Clipperton, dans l’océan Pacifique, au 16 rue de la Loi à Bruxelles, où la Belgique est à l’avant-plan dans ce dossier miné.
Réunis sous la bannière « Occupons le terrain ! », des dizaines de collectifs se mobilisent pour défendre des territoires et des ressources (terres agricoles, forêts, espaces verts, zones protégées…) en Wallonie et à Bruxelles. Imagine vous emmène, en texte et en images, à la rencontre de quatre d’entre eux.
La crise environnementale est un enjeu majeur de santé publique. Dans les hôpitaux, médecins et spécialistes constatent l’apparition de nouvelles maladies et l’augmentation de certaines pathologies liées aux dérèglements climatiques. Aux quatre coins du monde, les zoonoses se multiplient et les bactéries se répandent, au gré des mutations environnementales. Plus près de chez nous, en Wallonie, les inondations de l’été dernier ont affecté durablement la santé mentale des sinistrés. Huit mois plus tard, Imagine est retourné à Trooz, dans la vallée de la Vesdre, aux côtés des soignants et des habitants touchés par le « burn out administratif », la disparition du sentiment de sécurité et les nombreuses pertes, matérielles et immatérielles. Reportage.
En vogue dans les traditions philosophiques et religieuses, la notion de sobriété est tombée en disgrâce au 18e siècle. Peu et mal définie, elle refait aujourd’hui surface : à demi-mot dans le dernier rapport du Giec, en lettres capitales à la Une des journaux. Plébiscitée par les uns, repoussée par les autres, cette notion implique entre autres de revoir nos modes de production et nos habitudes de consommation. A quoi faudra-t-il renoncer pour préserver ce qui peut encore l’être ? Et comment convaincre une partie de la population vivant déjà la sobriété qu’elle n’a pas choisie ? Réponses avec Agnès Sinaï, fondatrice de l’Institut Momentum, qui pense les politiques de l’Anthropocène, et spécialiste de la décroissance.
Durée de vie limitée, mortalité juvénile, ennui, comportements stéréotypés, pathologies diverses… Comme d’autres grands mammifères, les éléphants souffrent dans les zoos. Cette souffrance est décrite dans un nouveau rapport de l’ONG BornFree. La Belgique est épinglée.
Dans le meilleur des scénarios, soit une hausse des températures de 1,5 degré d’ici 2100, l’Hindu Kush Himalaya perdra un tiers de ses glaciers. Leur rapide fonte entraîne d’ores et déjà des dégâts irréparables, laissant de nombreuses communautés démunies. Incapable d’indemniser ces dommages considérables, le Népal s’est penché sur la nécessité d’attribuer une valeur monétaire à la dégradation de l’environnement. Que vaut la neige perdue d’une montagne, les croyances holistiques liées aux écosystèmes en voie de disparition, la quiétude d’une vallée balayée par des glissements de terrain ? Autant de questions portées par de nombreux pays en développement à la COP27, qui se tiendra du 6 au 18 novembre, et qui restent pour l’heure sans réponses. Reportage.