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Au-delà de l’extraction dans nos sols et nos roches, les fameux « 3R » – réduire, réparer, recycler – sont des moyens non-négligeables et essentiels pour diminuer notre dépendance à l’activité minière aujourd’hui si impactante sur les plans sociaux et environnementaux.
Face au manque d’ambition climatique et au greenwashing, les cours et tribunaux condamnent sans relâche, depuis cinq ans, les Etats et pour la première fois la multinationale Shell. Attendus ou redoutés, des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme pourraient renforcer, dès 2023, l’arsenal juridique international et les moyens d’action de la société civile.
Une nouvelle frontière dans l’extraction sera-t-elle bientôt franchie ? Les grands fonds marins contiennent des minerais, mais faut-il les prélever ? A quel prix ? Avec quels impacts sur les écosystèmes ? Au service de quelle activité industrielle en devenir ? Imagine s’est immergé dans ce secteur encore peu connu qui soulève pourtant nombre de questions au niveau scientifique, juridique et économique. Plongée de Clarion-Clipperton, dans l’océan Pacifique, au 16 rue de la Loi à Bruxelles, où la Belgique est à l’avant-plan dans ce dossier miné.
Ingénieur en robotique, Olivier Lefebvre a travaillé dix ans dans l’industrie avant de bifurquer. Trop de dissonance entre ses convictions quant aux besoins de notre société en mal de transition écologique et son activité professionnelle, non soutenable. Aujourd’hui chargé d’enseignement en philosophie de la technique à l’université de Toulouse, l’auteur de Lettre aux ingénieurs qui doutent interpelle ses confrères : pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux à, eux aussi, déserter ?
Peu documenté en Belgique, le déclin silencieux des insectes s’accompagne de la disparition des entomologistes, leurs plus fidèles gardiens. Pour compenser les moyens dérisoires consacrés au suivi des espèces, les amateurs jouent désormais un rôle éclairé. Dans ce micro-cosmos, libellules, papillons et pollinisateurs occupent le devant de la scène.
Dans son dernier opus, l’historien met en garde contre le « racisme environnemental » destructeur en convoquant les ruines du colonialisme historique. Rencontre avec un intellectuel alerte et sensible aux cris de la Terre.
Largement exposé au dérèglement climatique, le Mozambique s’attelle à perfectionner l’entièreté de son système d’alerte précoce pour réduire l’impact d’intenses et fréquentes catastrophes. Imagine s’est rendu sur place pour identifier et comprendre ses lacunes, que le gouvernement fédéral belge entend partiellement combler, via la coopération au développement. Une démarche encore rare, à l’heure où un mécanisme international de compensation pour les pays doit encore être discuté à la COP28, qui se déroule fin 2023 à Dubaï. Reportage.
Aux abords du zoning industriel de Feluy (Hainaut), une quantité incalculable de granulés de plastique contaminent la faune et la flore de la région depuis plus de quinze ans. TotalEnergies et trois logisticiens pétrochimiques sont sur la sellette. Enquête autour d’un préjudice environnemental majeur désormais aux mains de la justice et d’un… conciliateur.
La Belgique est aux avant-postes dans la course à l’exploitation minière en eaux profondes. Une société privée implantée en Flandre, Global Sea Mineral Resources (GSR), filiale du groupe DEME, développe un robot destiné à récolter les nodules polymétalliques, avec le « parrainage » de l’Etat belge. La Belgique qui, dans le même temps, se positionne comme « Blue Leader », en défendant la protection de 30 % de l’océan d’ici 2030 et l’établissement d’un nouveau traité ambitieux pour la protection de la biodiversité. Imagine a mené l’enquête pour savoir comment notre pays navigue désormais entre intérêts industriels et économiques, recherche scientifique et défense des fonds marins.
Philosophe et sociologue, Gilles Lipovetsky explore depuis quarante ans les ressorts et les travers de la postmodernité. Dans son dernier opus autour de la civilisation du « trop » et du « kitsch », il nous invite à comprendre cette mutation historique en la confrontant, en partie, aux urgences environnementales. Rencontre avec un penseur de la culture de masse et planétaire.
France, Grande-Bretagne, Pays-Bas… Dans un contexte d’actions de désobéissance civile qui se multiplient, les pouvoirs publics et les forces policières développent un arsenal sécuritaire. Les éco-activistes belges sont-ils, eux aussi, touchés par cette vague de répression ?
Comment les enfants des vallées de la Vesdre et de l’Ourthe ont-ils traversé les inondations de juillet 2021 ? Qu’en disent-ils ? Leur vécu interroge-t-il nos façons de faire, d’être et de vivre ? A l’heure de la reconstruction de ces lieux, Les Ateliers de la Colline, une compagnie pionnières du théâtre pour l’enfance et la jeunesse, entame un vaste projet créatif avec un jeune public défavorisé. Pour donner la parole aux enfants, qui ne l’ont que très peu, et explorer l’avenir par le biais du théâtre.
A cheval sur trois Régions du pays, le projet Life Belini renature les cours d’eau et adapte le bassin de la Senne au dérèglement climatique. A Braine-le-Château, Soignies et Tubize, les premières zones d’immersion temporaire ont limité l’impact des inondations qui ont durement frappé la Wallonie l’été dernier. Reportage.
Avec l’Internet des objets, nous sommes entrés dans l’ère de la totale connexion ! Reliés à leur frigo, leur chauffage central, leur maillot de bain ou le collier de leur chien, les consommateurs 3.0 peuvent envoyer et recevoir des informations en temps réel et à la demande. Un progrès ? A voir. Car ces milliards d’appareils « intelligents » constituent aussi une menace pour la protection de nos données personnelles (captées et exploitées par une cohorte d’entreprises privées) et un gigantesque gouffre énergétique.
Décors réutilisables, gestion des déchets, plan de transport, placement de produits, catering… Petit à petit, d’un bout à l’autre de la chaîne de production (écriture, tournage, post-production…), le secteur du cinéma met en place des mesures pour réduire son impact carbone. Une révolution lente qui nécessite, là aussi, des changements d’habitude.
En vingt ans, la stratégie politique de transition numérique a évolué sans être questionnée. Mais à la lumière de la crise sanitaire, elle montre ses limites. La digitalisation et la dématérialisation massive des services publics (transports en commun, e-administration, rendez-vous médicaux en ligne…) laissent de trop nombreuses personnes sur le carreau et entraînent de brutales discriminations.
La hausse globale des températures envoie de plus en plus de patients à l’hôpital. Augmentation des maladies cardio-respiratoires, pic de fréquentation des urgences lors des vagues de chaleur, présence accrue de vecteurs de pathologies émergentes… Inquiet, le monde médical ausculte les symptômes d’une planète en mauvaise santé.
Réunis sous la bannière « Occupons le terrain ! », des dizaines de collectifs se mobilisent pour défendre des territoires et des ressources (terres agricoles, forêts, espaces verts, zones protégées…) en Wallonie et à Bruxelles. Imagine vous emmène, en texte et en images, à la rencontre de quatre d’entre eux.
La crise environnementale est un enjeu majeur de santé publique. Dans les hôpitaux, médecins et spécialistes constatent l’apparition de nouvelles maladies et l’augmentation de certaines pathologies liées aux dérèglements climatiques. Aux quatre coins du monde, les zoonoses se multiplient et les bactéries se répandent, au gré des mutations environnementales. Plus près de chez nous, en Wallonie, les inondations de l’été dernier ont affecté durablement la santé mentale des sinistrés. Huit mois plus tard, Imagine est retourné à Trooz, dans la vallée de la Vesdre, aux côtés des soignants et des habitants touchés par le « burn out administratif », la disparition du sentiment de sécurité et les nombreuses pertes, matérielles et immatérielles. Reportage.
En vogue dans les traditions philosophiques et religieuses, la notion de sobriété est tombée en disgrâce au 18e siècle. Peu et mal définie, elle refait aujourd’hui surface : à demi-mot dans le dernier rapport du Giec, en lettres capitales à la Une des journaux. Plébiscitée par les uns, repoussée par les autres, cette notion implique entre autres de revoir nos modes de production et nos habitudes de consommation. A quoi faudra-t-il renoncer pour préserver ce qui peut encore l’être ? Et comment convaincre une partie de la population vivant déjà la sobriété qu’elle n’a pas choisie ? Réponses avec Agnès Sinaï, fondatrice de l’Institut Momentum, qui pense les politiques de l’Anthropocène, et spécialiste de la décroissance.