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Peu documenté en Belgique, le déclin silencieux des insectes s’accompagne de la disparition des entomologistes, leurs plus fidèles gardiens. Pour compenser les moyens dérisoires consacrés au suivi des espèces, les amateurs jouent désormais un rôle éclairé. Dans ce micro-cosmos, libellules, papillons et pollinisateurs occupent le devant de la scène.
Ingénieur en robotique, Olivier Lefebvre a travaillé dix ans dans l’industrie avant de bifurquer. Trop de dissonance entre ses convictions quant aux besoins de notre société en mal de transition écologique et son activité professionnelle, non soutenable. Aujourd’hui chargé d’enseignement en philosophie de la technique à l’université de Toulouse, l’auteur de Lettre aux ingénieurs qui doutent interpelle ses confrères : pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux à, eux aussi, déserter ?
En vingt ans, la stratégie politique de transition numérique a évolué sans être questionnée. Mais à la lumière de la crise sanitaire, elle montre ses limites. La digitalisation et la dématérialisation massive des services publics (transports en commun, e-administration, rendez-vous médicaux en ligne…) laissent de trop nombreuses personnes sur le carreau et entraînent de brutales discriminations.
Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé à l’automne dernier son investissement dans le développement d’un métavers. Premiers décryptages de ce terme, plus connu des amateurs de science-fiction que du grand public.
Avec l’Internet des objets, nous sommes entrés dans l’ère de la totale connexion ! Reliés à leur frigo, leur chauffage central, leur maillot de bain ou le collier de leur chien, les consommateurs 3.0 peuvent envoyer et recevoir des informations en temps réel et à la demande. Un progrès ? A voir. Car ces milliards d’appareils « intelligents » constituent aussi une menace pour la protection de nos données personnelles (captées et exploitées par une cohorte d’entreprises privées) et un gigantesque gouffre énergétique.
La surveillance biométrique s’impose lentement dans l’espace public. Déployées à des fins de lutte contre la criminalité et le terrorisme, des caméras intelligentes capables d’identifier une personne en temps réel espionnent, sans notre consentement, nos déplacements, nos émotions et nos postures. Sans encadrement légal strict, l’usage disproportionné de la reconnaissance faciale porte atteinte au droit à la vie privée et aux libertés individuelles.
Le secteur de l’agriculture n’échappe pas à la digitalisation. Usage des satellites, tracteurs connectés, drones et robots… Des aides utiles ou une voie ouverte vers des élevages et des cultures toujours plus industrialisés ?
Les mines sont le socle sur lequel repose le confort de nos vies occidentales. De nos smartphones à nos panneaux solaires, de nos voitures électriques à nos puces électroniques, leurs produits sont partout. Remise en contexte avec Judith Pigneur, docteure en génie industriel, bénévole aux Amis de la Terre France.
Les ondes sont invisibles, incolores, inodores mais pas pour autant indolores. Certainement pas pour les personnes électrohypersensibles, qui ne supportent pas la pollution électromagnétique. Alors que les zones blanches devraient être éradiquées en Wallonie d’ici 2025, un petit groupe est bien décidé à se battre pour elles. Un combat « en mode avion » qui passe par la prévention, la sensibilisation et la démystification de cette pathologie discréditée.
En mars 2020, un nombre élevé d’universités et hautes écoles basculaient dans un laps de temps extrêmement court vers un enseignement 100 % virtuel. Désormais, l’e-learning est entré dans les mœurs, avec son lot d’effets positifs et délétères. A la veille de la rentrée, Imagine s’est penché sur cette digitalisation à l’œuvre bien avant la crise sanitaire.
Le confinement et le télétravail rendu obligatoire ont modifié nos habitudes professionnelles. Renforçant les tendances déjà à l’œuvre dans les entreprises.
Anthropologue et chercheuse associée à l’Institut Lémanique de Théologie Pratique de l’université de Lausanne, Fanny Parise pratique l’ethnofiction. Et construit des mondes pour nous pousser à réfléchir à celui que nous voulons voir advenir. Entretien et petit voyage dans ses mythologies du futur.
Le collectif Technopolice lutte contre la surveillance massive de nos faits et gestes à laquelle nous sommes soumis. Ses armes : l’information, la conscientisation, par le biais de balades et d’ateliers d’auto-défense numérique.
Emballement collectif, indignation facile, opposition systématique… Sur Twitter, comme sur Facebook, les émotions sont à fleur de peau et l’ambiance parfois délétère. Pendant ce temps, les plateformes privées récoltent les fruits de cette nouvelle forme de démocratie directe.
Une nouvelle mesure de l’empreinte environnementale globale des produits et des entreprises émerge. Quasiment tous les produits mis sur le marché sont concernés. Soutenue par la Commission européenne, la méthode dite PEF se fraye un chemin à travers des initiatives volontaires et réglementaires. L’enjeu devient législatif.
Professeur de sociologie à l’Université de Montréal, Céline Lafontaine publie Bio-objets, les nouvelles frontières du vivant (Seuil), un passionnant ouvrage sur la vie vue depuis les tables de laboratoires, où elle est toujours plus standardisée et industrialisée.
A la fin du printemps, la saison de la fenaison coïncide traditionnellement avec celles de nidification de certains oiseaux ou de mise bas de chevreuils. Pour protéger la faune sauvage des faucheuses mécaniques, l’association Sauvons Bambi a recours à la détection thermique. Reportage.
Le secteur de la construction est un grand émetteur de gaz à effet de serre, utilisateur massif de ressources non-renouvelables et de produits issus de la pétrochimie. Construire à faible impact est pourtant possible.
Des étoiles par-ci, des smileys par-là… Les consommateurs sont sans cesse appelés à évaluer les différents services auxquels ils ont recours (livraisons, achats en ligne, horeca…). Une extension du domaine de l’évaluation déjà largement appliquée de l’école à l’entreprise.
A 35 ans, la voix juvénile, les cheveux en bataille, Corentin de Chatelperron a toujours un air de gamin fan de MacGyver, heureux de bricoler son réchaud de camping. Mais depuis son enfance à la campagne dans le Morbihan, « Coco », comme l’appellent ses amis, a fait le tour du monde sur son bateau, le Nomade des mers, et rêve de fonder la « Nasa du low-tech ».