Trail de compet’

Pratique sportive de plus en plus prisée, le trail, cette course en pleine nature et hors des sentiers battus, nous offre un reflet de notre société.


Thibaut Blais/L'Echappée Belle

« Allez, allez ! Vas-y ! Les deux devant, tu les niques ! » La scène est un peu surréaliste. Installé sur un kart tiré par un tire-fesse reconverti, un jeune homme rigolard encourage à pleine voix un coureur fatigué. Nous sommes à Ovifat, « haut » lieu du ski alpin en Belgique, et en ce samedi de mai ensoleillé, la piste bleue est transformée en ligne d’arrivée du GTLC, le Grand Trail des Lacs et Châteaux – tandis que se poursuivent les activités de loisirs sur le site.
Une dernière côte traîtresse après les 13, 23, 46 voire 84 kilomètres (les 166 reprenant l’année prochaine) à courir, trottiner ou marcher dans la superbe région de Waimes, entre paysages des Fagnes, route des crêtes, lac de Robertville ou vallée de la Warche. « Une traversée intérieure, un voyage au cœur de soi et des collines belges », promettent les organisateurs.

« Sur le 85, Xavier Diepart vient de passer le kilomètre 59 en tête », s’exclame le speaker. Sous les tentes, des bénévoles s’affairent, remplissant des assiettes de bonbons de toutes les couleurs, de morceaux de bananes et de TUC pour les premier·es finalistes.
11 heures… « Suivez bien vos gps, poursuit le speaker, le tracé a été modifié au kilomètre 17.5. N’oubliez pas le numéro de téléphone du PC course si vous vous arrêtez ou si vous avez besoin d’assistance ! » Ils sont presque cinq cent cinquante à s’élancer dans la pente pour le « maratrail », ces plus de quarante kilomètres de chemins en pleine nature – les débuts bouchonnent un peu.
Au total ce seront 1 699 « finishers », coureurs et coureuses parvenu·es jusqu’à la ligne d’arrivée, qui parcourront les pistes ce samedi. « Il faut du mental et de l’envie, commente Jeremy, peu avant de partir. Je m’entraîne trois fois par semaine et je fais des courses tous les week-ends pour le moment. Je cours depuis deux ans et demi et j’allonge les distances progressivement : j’ai atteint les 52 km pour la première fois il n’y a pas très longtemps. » A ses côtés, Stéphanie et leur petite fille Victoria se préparent à passer l’après-midi – « au niveau du barrage, il y a un point de vue » – à suivre la trace gps de Jeremy pour le croiser en cours de course.

Rattrapé par le commerce

Au plus fort de la saison, ce sont ainsi huit ou neuf trails qui sont organisés chaque week-end en Wallonie. Ils rassemblent ici quelques dizaines, là plusieurs centaines d’amoureuses et amoureux de la nature et/ou de la performance, toujours plus nombreux. Betrail, une plateforme qui collecte tous les timings des coureur·euses, a ainsi comptabilisé 90 000 personnes ayant participé au moins une fois à un trail en 2024, « soit 26 % de plus qu’en 2023 et 40 % de plus qu’en 2019 », précise Michel Deckers, community manager et responsable marketing du site.
Plus médiatisé, donc attirant plus d’amateur·rices et inversement, le trail est entré dans une nouvelle ère. « Il suit le même chemin que la course sur route, remarque Jean-Paul Bruwier, directeur de Zatopek Event et Magazine, fondateur du Trail by Train Tour. La course, le marathon en particulier, était synonyme de liberté. Puis c’est devenu plus mercantile… Le trail est arrivé, synonyme à son tour d’aventure et de liberté… aujourd’hui lui aussi rattrapé par le commerce. » Prix d’inscription en hausse, sponsors, retransmission des courses, participation massive et internationale, certaines grandes manifestations du circuit trail n’ont plus grand-chose à envier aux événements sportifs les plus populaires.

Adepte de la première heure, le blogueur Julien Libert (sentiersduphoenix.be) fait partie de celles et ceux qui regrettent la « banalisation » de ce sport, la perte de « l’esprit trail ». « On use de ce storytelling nature, grands espaces vierges, etc., pour finalement vendre des choses – du matériel, des voyages, des hébergements, des compléments alimentaires… »
Le sociologue du sport Olivier Bessy, professeur émérite de l’Université de Pau1, perçoit le trail comme étant un « excellent « analyseur » de nos sociétés », qui témoigne de nos rapports à la nature, à l’équipement, à nous-mêmes. « Depuis les années 2000, nous sommes vraiment passés dans l’hypermodernité triomphante » Le développement de l’ultra-trail (courses allant au-delà des 80 km) à partir des années 80 a tiré la pratique vers la performance. « Et même si la majorité des gens font des distances plus courtes, l’ultra est aujourd’hui l’imaginaire dominant, valorisé, médiatisé, c’est lui qui fait rêver. »

« Le trail permet aux personnes qui le pratiquent de se mesurer à elles-mêmes, à la nature aussi, avec un imaginaire construit autour du sauvage, de la force des éléments »
— Nicolas Baptiste, sociologue

Le trail est une pratique tout en paradoxes. Si l’un des arguments de sa popularité avancés par ses adeptes est le fait de ne nécessiter « qu’un short et des baskets », le profil sociologique des traileur·euses est malgré tout plutôt situé du côté des catégories socio-professionnelles favorisées, avec un niveau de diplôme d’études supérieures. « Les sports de nature ou les activités de pleine nature concentrent généralement ces profils, explique Nicolas Baptiste, doctorant en sociologie à l’Université Aix-Marseille, qui vont d’ailleurs souvent pratiquer plusieurs disciplines. » Le temps nécessairement consacré aux entraînements oblige à avoir des horaires flexibles, souvent des moyens à consacrer aux transports. L’aspect identitaire est également très prononcé : « La performance est d’abord vécue par rapport à soi. Le trail permet aux personnes qui le pratiquent de se mesurer à elles-mêmes, à la nature aussi, avec un imaginaire construit autour du sauvage, de la force des éléments. »
Annoncer le lundi matin à la machine à café avoir parcouru 60 ou 120 km n’est plus si exceptionnel. « Cela participe à la redéfinition de certaines normes sociales », constate le doctorant. Et des réseaux sociaux à la quantification de ses activités, on peut communiquer, médiatiser sa participation – socialiser aussi, avant, pendant et après la course, en partageant sa passion.

Florentin Gooris, trailer, fondateur de la course La Tharée (et de la brasserie éponyme) y voit une réponse à un besoin de « se lâcher ». « Nous sommes pour beaucoup enfermé·es dans des boulots, on se sent coincé… Où pouvons-nous aller chercher de l’inconnu, de l’aventure, jouer avec des limites, prendre des risques ? Le trail permet tout ça. » Dans l’imagerie en tous cas, très mise en avant par certains organisateurs. « Moi, j’aime un peu moins le trail aujourd’hui, témoigne a contrario Julien Libert, parce qu’en fait tout est contrôlé, tout est contrôlable. Et certain·es sont exactement dans la même frénésie productiviste que dans leur boulot, avec des « objectifs-clés de performance » à remplir. » La Tharée a brièvement testé l’absence de chrono et de classement : « On s’est vite rendu compte que malheureusement ce concept n’attirait pas les participant·es. »

Marche gourmande

Une grande majorité des courses, moins médiatisées, restent cependant très bon enfant – particulièrement en Belgique, où la convivialité est généralement au cœur d’une organisation très largement mise en œuvre par des bénévoles, qui y trouvent le moyen d’animer le coin et de récolter quelques sous pour une bonne cause ou le club de sport local. « Beaucoup nous disent que nous faisons une marche gourmande plutôt qu’une compétition, rit Fred Hardenne, fondateur de l’Asbl Outdoor Events, organisatrice notamment du Trail des Grottes, vu la multitude de bonbons, de chips, de plats que l’on met à disposition. On veut bien accueillir nos athlètes ! »
En plus des associations, une multitude de petits opérateurs privés – actifs aussi dans d’autres types de courses – déploient des trails en Wallonie et à Bruxelles, les principaux étant Zatopek Events, Sport & Tourism Promotion, ou Golazo, principal acteur belge (flamand) du secteur de la course mais encore peu actif en trail. La plus présente aujourd’hui, SportEvents (qui n’a pas voulu répondre à nos sollicitations), flamande et drainant un public essentiellement néerlandophone, a d’ailleurs connu dans un premier temps des difficultés d’intégration dans le microcosme francophone, perçue comme trop étrangère aux habitudes et à la convivialité locales. Le communautaire belgo-belge se niche parfois dans des recoins inattendus…
La course organisée est pour beaucoup l’occasion de se retrouver entre ami·es, rencontré·es quelquefois dans des groupes de running informels, de plus en plus nombreux. « On trouve dans le trail une espèce d’aller-retour entre une dimension introspective, de pratique pour soi, et une dimension sociale, de rencontre, de lien aux autres », constate Nicolas Baptiste.

Selon Olivier Bessy, la « vague hypermoderne » qui a submergé le trail et surtout l’ultra-trail reflue peu à peu, ou plutôt s’hybride avec ce que le sociologue appelle la transmodernité : « Les dérives économiques, écologiques, sociales, éthiques du business model très marchandisé font naître la question du sens de ces épreuves. La simplicité, la sobriété, l’authenticité qui caractérisaient les origines de la pratique reviennent un peu sur le devant de la scène. » Un retour vers le fameux « esprit trail » fait de solidarité, d’émulation plutôt que de compétition ? « J’ai oublié ma montre aujourd’hui, témoigne Florentin Gooris, mon entraînement ne sera pas encodé et je m’en fous. J’ai du plaisir, je m’arrête, je regarde le paysage, je fais un câlin à un arbre… » – Laure de Hesselle

1.Olivier Bessy a publié entre autres 20 ans d’UTMB, à compte d’auteur. Courir sans limites. La révolution de l’ultra-trail (1990-2025) devrait sortir sous peu.


Seul un tiers des traileurs sont des traileuses. c. — Kwac Studio/La Tharée

Un sport patriarcal

Le trail n’échappe pas au travers commun à beaucoup de sports, de nature ou plein air en particulier. Tout comme les sorties à vélo du dimanche ou les entraînements pour le prochain marathon, la pratique du trail est malheureusement couramment l’occasion de reconduire les inégalités de genre. La plupart des coureur·euses sont… des coureurs. Une tendance marquée plus fortement plus les distances et dénivelés sont grands.
Les chiffres de Betrail sont clairs : même s’ils tendent à progresser un peu, seul un tiers des participants aux courses sont des participantes. Aucune raison physiologique à cet état de fait – au contraire, selon certain·es l’endurance et la gestion de l’effort serait plutôt mieux maîtrisées par les femmes. « C’est le reflet de notre société toujours très patriarcale, analyse Michel Deckers, où beaucoup de femmes encore se consacrent plus à la famille et aux enfants et ont moins de temps pour le sport. Une dimension psychologique joue sans doute aussi, bien des femmes ne se sentant pas légitimes pour courir, faire de longues distances. » Les caractéristiques du trail – un sport qui demande énormément de temps d’entraînement, pratiqué majoritairement entre 20 et 40 ans, la tranche d’âge à laquelle les femmes deviennent éventuellement maman – renforcent l’aspect genré de la pratique.
Lors des épreuves, il est ainsi courant de constater que les accompagnants sont majoritairement des accompagnantes. « Lorsque des ravitaillements sont assurés par l’entourage, ce sont bien souvent les femmes qui s’en chargent, constate le sociologue Nicolas Baptiste. Dans le cas d’une présence en couple sur l’événement, le plus souvent c’est l’homme qui prend la lumière des projecteurs et sa compagne s’occupe dans l’ombre de la partie logistique, reproduisant dès lors les inégalités de travail dans la sphère domestique. »


Coureurs et coureuses écolo

« Les coureur·euses déclarent que la beauté des paysages est le premier motif de leur pratique. Le trail a cette particularité d’avoir pour objet, pour finalité son propre support : le paysage, la nature. Un court de tennis, c’est un court de tennis, où qu’il soit. » Nicolas Baptiste, doctorant en sociologie de l’Université d’Aix-Marseille, s’est particulièrement intéressé à la sensibilité environnementale des traileur·euses. Car elles et ils vivent un paradoxe : courir dans la nature a un impact sur l’environnement. Dérangement de la faune, piétinement, érosion des sols, éventuel élargissement de l’assiette du sentier, pollution par des déchets, et – surtout – transports, ces impacts sont évidemment proportionnels à la taille et l’internationalisation de l’événement. « Aller courir régulièrement un trail à plus de 200 km de chez soi, est-ce que c’est bien intelligent ? Est-ce que je ne pourrais pas me satisfaire 95 % du temps de mon jardin ? », se demande Julien Libert.
Cependant, même si Nicolas Baptiste constate un certain « report de responsabilité », les personnes considérant que d’autres (les marcheur·euses toute l’année, les fans de motocross…) ont des comportements plus dommageables, « il y a une sorte d’inacceptable collectif qui est en train de se construire – certaines choses ne sont plus imaginables, comme utiliser des gobelets jetables. Le trail suit l’écologisation de la société, voire est un peu en avance – vu précisément cette volonté d’être dans la nature et de la préserver ».

c. Kwac Studio/La Tharée

« Les trails plus écoresponsables sont à la marge, mais la marge d’aujourd’hui sera peut-être à la page demain ! »
— Olivier Bessy, sociologue

Certaines courses, comme La Tharée en Belgique ou L’Echappée Belle en France, sont particulièrement attentives à ces questions. « Limiter la jauge de participant·es est la première chose à faire, remarque Fabien Couzon, de L’Echappée Belle. D’autant que pour 2 000 coureur·euses, nous avons 6 000 accompagnant·es… On sélectionne un maximum de ravitaillements locaux et en vrac, nos balises sur le parcours sont des tiges de métal fichées dans le sol qu’on récupère dès le lendemain avec les éventuels déchets. » Florentin Gooris, de La Tharée, a les mêmes réflexes de circuit court, et met l’accent sur l’autonomie des coureur·euses – évitant ainsi les ravitaillements.
Tous deux font partie du Trail by Train Tour, imaginé par Zatopek Events. « Plus de 80% de l’empreinte carbone d’un événement sportif provient des déplacements, constate Jean-Paul Bruwier, son directeur. Trier ses déchets, etc., doit être fait, mais c’est en réalité un détail. » L’idée du TTT ? Inciter les gens à emprunter le train – le nombre de kilomètres parcourus avec ce dernier pour se rendre aux courses étant l’objet du défi. « Les trails qui en font partie sont donc courus à proximité d’une gare ou organisent des navettes. Nous devons travailler avec les participant·es, les organisations – qui ne devraient pas situer les départs dans la pampa – mais aussi les opérateurs de train et les pouvoirs publics… » Car la question est systémique, pas individuelle. Les tarifs ferroviaires sont bien souvent très défavorables – notamment par manque de soutien public. « Nous essayons de collaborer avec une agence de voyages pour tenter de réserver des billets au meilleur prix, à proposer aux coureur·euses avec leur dossard. »
Les passages à l’acte sont encore relativement faibles – 5 à 10 % par exemple des participant·es à l’Echappée Belle – la voiture restant largement plébiscitée. Le co-voiturage, lui, est tout de même plus pratiqué. Mais de premiers pas se font : le Marathon du Mont-Blanc (qui est un trail, et à ne pas confondre avec l’UTMB) a réservé cette année 40 % de ses dix mille dossards à celles et ceux qui viennent en transport en commun. « Les trails plus écoresponsables sont à la marge, commente Olivier Bessy, mais la marge d’aujourd’hui sera peut-être à la page demain ! » —


Andy Symonds : « Pas besoin de faire le tour du monde pour profiter des paysages »

Kilian Jornet, Xavier Thévenard… quelques grands champions de trail se sont particulièrement fait entendre ces dernières années sur les questions environnementales et climatiques. Le britannique Andy Symonds, français d’adoption, est de ceux-là. En 2022, l’annonce de son renoncement à participer aux championnats du monde avait fait son petit effet. La raison de son forfait ? L’impact carbone d’un tel voyage, les mondiaux étant organisés en Thaïlande. L’an dernier, c’est à l’Ultra Trail du Mont-Blanc qu’il protestait à nouveau : à la vingt-et-unième place, il franchissait la ligne d’arrivée un enjoliveur à la main, offert aux organisateurs. « Drive greenwashing out of trail running » (« sortons le greenwashing du trail ») y était inscrit au marqueur, faisant référence au sponsoring de la très médiatique course par le fabricant automobile Dacia.
« Je suis né à Manchester, en Angleterre, raconte-t-il. J’ai commencé à courir vers dix, douze ans, dans les collines autour de chez moi. Il y avait des champs, la forêt, souvent beaucoup de boue, des moutons… Courir pour moi c’était s’éloigner de tout ce qui était fait par l’homme. J’ai toujours associé la course à pied au fait de s’échapper, de s’éloigner de tout ce qui est construit, à la nature. Aujourd’hui encore, installé dans le sud de la France, je me lève souvent à 6 h, 6 h 30 le matin pour aller courir, respirer l’air frais, passer à travers les arbres, voir peut-être quelques animaux et être un petit peu en paix. »
Au fil des années, Andy Symonds a assisté à la grandissante médiatisation du trail – et, en conséquence, à sa progressive professionnalisation. « C’est très bien que des athlètes puissent ainsi vivre de leur passion. Mais c’est rendu possible par les sponsors, dont le but principal est de gagner un maximum d’argent et qui sont prêts à mettre de côté tous les autres critères, toutes les autres valeurs pour la rentabilité. Cela vaut pour des marques, pour des athlètes, et maintenant pour des courses. » Voir ainsi un constructeur automobile s’afficher partout à Chamonix lors de l’Ultra Trail du Mont-Blanc, c’en était trop pour le coureur. « Celles et ceux qui ont à présent un vrai pouvoir d’influence avec la médiatisation de notre sport, que ce soit les événements ou les coureurs, ont aussi une responsabilité. »

L’internationalisation des courses, encouragée par un système de points à engranger aux quatre coins de la planète pour pouvoir participer aux plus prestigieuses (et commerciales) d’entre elles, tend aussi à passer sous silence les impacts carbone de ces transports. La publicité faite, tout particulièrement dans le monde du trail, autour des paysages exceptionnels, des territoires majestueux, incite à voyager loin et vite. Une aberration pour Andy Symonds. « Nous devons viser un bilan carbone de l’ordre de 2 tonnes par personne. En faisant un aller-retour en Thaïlande, tu atteins ça en un week-end. Y aller, c’est cautionner ce genre de comportement. Nous n’avons pas besoin de faire le tour du monde pour profiter de jolis paysages. Il faut favoriser la prise de conscience des impacts environnementaux engendrés par nos gestes, associer un bilan carbone à la participation à un événement par exemple. Pour moi, c’est essentiellement une histoire de prise de conscience. »

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